14 février 2019 Fabien Harrow

Le cerveau est une machine qui compare tout, tout le temps.
Bien que cela soit essentiel à notre vie quotidienne, certains aspects de ce procédé ruinent votre bien-être !

(Temps de lecture 3min)

Le cerveau est une fabuleuse machine qui compare tout afin de vous aider à prendre les quelques 35 000 décisions quotidiennes auxquelles vous faites face. A chaque nouvelle situation, votre cerveau la compare avec une situation similaire déjà vécue pour trouver rapidement l’attitude à adopter, les décisions à prendre pour passer à l’étape suivante.

Le cerveau traite environ
35 000 prises de décisions par jour

La comparaison constitue également un mécanisme central dans le jugement social. Nous basons nos jugements sur des normes et standards (qui changent au fil des époques..), ainsi lorsque l’on dit de quelqu’un qu’il est grand, implicitement nous disons qu’il est plus grand que d’autres.
En se basant sur un petit lot d’informations plutôt que d’effectuer une recherche complète dans notre base de connaissance, la comparaison sociale nous permet d’économiser de précieuses ressources cognitives.

Ce n’est pas tout ! La comparaison sociale jouerait un rôle direct dans notre bonheur. En effet, les modèles de décision/action affirment que le bien-être individuel objectif est déterminé en premier par ce dont nous bénéficions (amour, argent, possessions etc..). Mais des expériences sociales montrent que notre bien-être subjectif est déterminé par ce dont nous bénéficions comparé à ce dont les autres bénéficient.
Les psychologues et anthropologues ont montré que la comparaison sociale influence notre bien-étre subjectif et notre attitude. Lorsque l’on dit de quelqu’un qu’il est grand, implicitement nous disons qu’il est plus grand que d’autres. Il en va donc de même pour toutes les autres caractéristiques anatomiques de notre corps que nous comparons aux autres et aux normes ou standards actuels.

« la comparaison sociale influence
notre bien-étre subjectif et notre attitude »

Nous nous comparons aux gens que nous estimons être mieux (ex : plus beaux, plus intelligents, plus riches, plus aimés, plus chanceux, plus etc..) que nous ainsi qu’aux gens que nous considérons moins bien que nous. Nous établissons ainsi une échelle sur laquelle nous placer.
C’est ici que les choses se compliquent, si nous nous comparons à une majorité de gens que nous considérons mieux que nous, nous commençons à éprouver du manque ou l’impression d’avoir raté quelque chose, voire sentir venir la déprime.

La comparaison sociale fait partie de notre fonctionnement cérébral alors que faire pour ne pas qu’elle ruine notre bien-être ?
Si l’on pouvait arrêter de se comparer aux autres ce serait très simple, malheureusement nous devons composer avec.

Si nous changions notre façon d’analyser le résultat de cette comparaison ? Envier le succès ou la richesse, la beauté, les compétences etc.. d’une personne ne produit aucun changement réel dans notre propre vie. Alors pourquoi ne pas considérer le succès des gens que nous considérons mieux que nous comme un but à atteindre et non un simple fait ? Ne pas vouloir être eux ou comme eux, mais plutôt avoir autant de succès qu’eux avec nos propres qualités et défauts et voir ceux qui sont en haut de notre échelle comme un soulagement de savoir qu’il y a encore de nombreuses marches à gravir.

Inscrivez-vous à la newsletter et recevez -15% sur le pack STARTER ou PREMIUM!
OK!
seulement 1 mail ou 2 par mois (promis !)
X